PRODUCTION TIPS PART.1 : La Rythmique

Pour cette première des Productions Tips, faisons un tour d’horizon des façons de produire un pilier de la Bass Music : la rythmique. Certes, un néophyte pourrait douter de cette importance car ce que le public retient d’un morceau se limite souvent à la bassline, aux mélodies, aux voix … mais peu fréquemment entendez-vous le premier quidam venu vous balancez dans le creux de l’oreille : «Tu connais pas ce morceau?? Ca fait poum tak poum tak schlak poum tak??» Et pourtant…

Il n’y a pas plus tard que deux mois, le producteur Drum & Bass Metrik (Viper Recordings) avouait sur Facebook avoir passé pas moins de six mois sur le traitement de la snare pour l’un de ses morceaux. Rien que ça! Pourtant, à l’écoute des derniers titres de celui-ci, ses snares semblent similaires, tant bien qu’on l’imagine utiliser le même procédé. Et ce londonien n’est pas en reste. Ne vous est-il en effet jamais arrivé de vous demander s’il n’existait pas une méthode à suivre à la lettre pour produire des rythmiques efficaces, tant les similitudes des rythmes au gré des morceaux sont flagrantes? Une sorte de recette secrète précieusement gardée par une intelligentsia de producteurs gardant le reste du monde à distance de ce savoir sacré?? Je vous rassure, ces délires d’illuminatis sont bien loin de la réalité car, en effet, il existe milles et une façons de produire une rythmique pour obtenir un résultat identique!!

«C’est malin» vous dîtes-vous alors «qu’est-ce qu’il compte nous apporter l’autre blaireau qui écrit ces lignes s’il n’y aucun tips dans la production de rythmique?» Bon, faut pas déconner, y a quand même 2-3 trucs savoir!

De manière générale, on peut différencier 2 grandes lignes dans ce domaine : d’une part les «one shot», et d’autre part les « break». Comme son nom l’indique, les one shot sont des sons isolés, ce qui implique par exemple que votre kick et votre snare peuvent venir de kits de batterie différents. A l’inverse, les breaks sont des boucles préexistantes de rythmiques que vous pouvez découper et réarranger comme bon vous semble à l’aide de slicers et éditeurs en tout genre.

Toutefois, la marge entre ces deux courants s’est amincies dès lors qu’il y a une grosse quinzaine d’années, les producteurs se sont amusés à coupler les deux, afin d’obtenir les rythmiques les plus dynamiques qui soient. Lorsqu’un élément (ou plus) sonne au même moment qu’un élément de même type pour le gonfler, on parle alors de «back up» (soutien en français). De nos jours, vous imaginez bien qu’un bon paquet de combinaisons ont été expérimentés et qu’à l’écoute d’une rythmique, il devient très dur d’analyser à partir de quels éléments celle-ci a été conçue.

Certes, accumuler les sons n’est pas la clé à tout. Vous aurez beau mettre 17 kicks tapant au même moment, ce n’est pas pour autant que celui-ci sonnera bien, car au final, il ne doit sonner qu’en tant qu’un seul élément. En vient donc le moment de se poser la question du mixage, portant en l’occurrence le doux nom de «layering». Derrière ce mot se cache l’art de savoir mixer les différents layers (couches en français) jouant au même moment afin d’en tirer les meilleurs parties.

Prenons l’exemple d’une snare. Globalement dans la plupart des genres inclus dans la Bass Music, la snare se compose d’une attaque franche aux alentours de 200Hz. Etant donné que vous souhaitez doter votre morceau d’une snare efficace, vous choisissez dans votre bibilothèque de sons une snare avec un joli pic à 200Hz sur son attaque. Toutefois, quand vous faîtes jouer votre morceau avec tous les autres éléments qui le compose (basse, leads, fxs…), vous constatez que, malgré une efficacité notable dans le bas des médiums, votre snare manque cruellement de présence dans les médiums aïgus (600-4000Hz). Vous vous munissez donc d’un autre layer avec une bonne attaque dans ces fréquences. Vous jouez le morceaux … et cette fois-ci votre snare tape mais vous parait un peu sèche. Prenez donc une 3ème snare avec une attaque souple et une «release» (relâche en français) conséquente. Vous jouez une fois de plus votre morceau…

Et ça sonne brouillon!! En effet, il vous faut désormais traiter chacun de vos layers de façon optimum à grands renforts d’équalo, de compresseurs, de reverb, de disto (et j’en passe). Mais ce sujet mérite un Production Tip à part entière!!

Related posts:

  1. PRODUCTION TIPS PART.2 : Le Mixage
  2. LEVEL #3 w/ Crissy Criss, DJ Vadim & Yarah Bravo… @ TOULOUSE (9/06) – 3 places à gagner
  3. INTERVIEW WIISKILLER KREW

Tags: , ,

No comments yet.

Leave a Reply